Capteurs
Les yeux du système. Port P1 du compteur, registres Modbus de l'onduleur, état OCPP de la borne VE, sondes de température, pince ampèremétrique.
Tout EMS — du boîtier à 200 € au cluster industriel — repose sur la même architecture conceptuelle.
Les yeux du système. Port P1 du compteur, registres Modbus de l'onduleur, état OCPP de la borne VE, sondes de température, pince ampèremétrique.
Le cerveau : mini-PC Linux, Raspberry Pi sous Home Assistant, ou boîtier propriétaire (Smappee, Sungrow EMS, SolarEdge ONE).
Les mains : onduleur hybride (consigne batterie), borne VE (courant de charge), PAC (consigne température), relais ECS, contacteurs.
Sans mesure, pas de pilotage. Voici la palette type d'un EMS résidentiel belge.
Le compteur digital Fluvius / Sibelga / ORES expose un connecteur RJ12 (port P1). Il émet une trame de télémétrie par seconde : prélèvement instantané, injection, index cumulés, tarif horaire.
C'est la source de véritépour la mesure de flux. Un câble P1 + une passerelle USB suffisent — pas besoin d'accord du gestionnaire de réseau pour la lecture.
Tous les onduleurs résidentiels modernes (Fronius, SMA, Huawei, GoodWe, Sungrow, SolarEdge) exposent une interface Modbus — TCP (Ethernet/WiFi) ou RTU (RS-485). Lecture : puissance DC, puissance AC, courbe IV, erreurs.
Sur un hybride, on lit aussi le SoC batterie et on écrit la consigne de charge/décharge.
Une pince CT (Current Transformer) placée sur l'arrivée AC du tableau mesure le flux instantané. Précision moindre que le P1 mais utilisable partout— y compris dans des bâtiments où le port P1 n'est pas accessible.
Toute borne dite « intelligente » expose l'Open Charge Point Protocol(OCPP 1.6 ou 2.0.1). L'EMS lit l'état de la session, écrit le courant de charge maximum (en A) et lance/arrête la charge.
Les PAC modernes (Daikin, Atlantic, Viessmann, NIBE) exposent un bus Modbus. À défaut, on pilote en relais on/offvia la sortie de contact sec — ECS, radiateur d'appoint, contacteur de chauffe-eau.
Trois familles selon le niveau de contrôle souhaité.
Home Assistant sur Raspberry Pi 4/5 ou mini-PC Intel N100. Setup ~100-300 €. Liberté totale, courbe d'apprentissage non négligeable.
Smappee Infinity, OpenEMS, Sungrow EMS, SolarEdge ONE. Setup ~600-1 500 €. Support constructeur, mises à jour automatiques, périmètre fonctionnel défini.
Fronius Solar.web, SMA Sunny Portal, Huawei FusionSolar. Compris dans l'onduleur, latence accrue, dépendance au cloud constructeur (et à Internet).
Connaître ces quatre langages couvre quasi tous les équipements résidentiels.
Le protocole historique du monde industriel (1979). Lecture / écriture de registres 16 bits. Couvre onduleurs, compteurs triphasés, PAC, automates.
Standard ouvert pour les bornes de recharge VE. WebSocket bidirectionnel. Pilotage du courant de charge, authentification utilisateur, monitoring de session.
Port série du compteur digital belge. Trame DSMR (Dutch Smart Meter Requirements) émise toutes les secondes en ASCII — lisible avec un simple câble USB-série.
Le bus interne de Home Assistant et de la plupart des EMS open source. Léger, persistant, idéal pour relier capteurs IoT et logique métier sans couplage fort.
Le compteur digital belge (Fluvius/Sibelga/ORES) émet une trame de télémétrie par seconde sur le connecteur RJ12. [src: training]
Port standard pour la lecture/écriture de registres sur onduleurs, PAC et compteurs industriels. [src: training]
Protocole de pilotage des bornes de recharge, maintenu par l'Open Charge Alliance. [src: training]