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Solar DB

EMS · Grandeurs pilotables

Six leviers, un seul chef d'orchestre.

PV, batterie, VE, PAC, ECS, charges blanches — les six grandeurs sur lesquelles un EMS résidentiel peut agir, du plus rentable au plus marginal.
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Les six leviers, par ordre de levier économique.

L'EMS travaille en cascade : il maximise d'abord les leviers à forte valeur ajoutée (VE, batterie), puis ajuste les leviers de second rang.

VE — courant de charge

La borne intelligente accepte une consigne en ampères via OCPP. L'EMS module entre 6 A et I_max (16 ou 32 A typiques) selon le surplus PV instantané ou le prix spot.

C'est le levier le plus rentable : 10 kWh injectés au réseau à 4 c€/kWh deviennent 10 kWh consommés dans la voiture qui auraient coûté 30+ c€/kWh achetés.

Batterie — charge, décharge, réserve

Sur un onduleur hybride, l'EMS écrit la consigne de puissance (positive = charge, négative = décharge) via Modbus, en respectant un plancher SoC paramétrable (généralement 10-20 % pour conserver une réserve).

Logique typique : charger au creux nocturne (prix spot bas), décharger sur le pic du soir, garder un coussin pour un éventuel back-up.

PAC — consigne et mode

Les PAC compatibles Modbus (Daikin Altherma, NIBE, Viessmann, Atlantic) acceptent une modulation fine de consigne et plage horaire.

À défaut, la norme allemande SG-Readyimpose 4 modes pilotés par deux contacts secs : blocage, normal, boost, forcé. C'est moins fin mais ça fonctionne avec quasi tous les modèles.

ECS — résistance d'appoint

Le ballon d'eau chaude est la batterie thermique la moins chère du foyer: 200 L à 60 °C = ~9 kWh stockés. L'EMS active la résistance d'appoint en surplus PV via un contacteur ou une prise connectée.

PV — bridage d'injection

Quand le tarif d'injection est nul ou négatif (cas Belgique 2026 par moments midis ensoleillés), l'EMS écrit un P setpointsur l'onduleur Modbus pour limiter la puissance injectée et éviter une production payante.

Charges blanches — prises connectées

Sèche-linge, lave-vaisselle, climatisation : peu d' appareils exposent une API native. La voie pragmatique reste la prise connectée Shelly/Tasmota+ une automatisation Home Assistant qui démarre l'appareil quand le surplus PV dépasse son seuil de puissance.

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L'ordre de priorité du surplus.

Quand le surplus PV arrive, l'EMS suit une cascade d'arbitrage : il alimente d'abord ce qui a le plus haut rendement de stockage, puis dégrade progressivement.

  1. 1
    VE

    Charge directe — efficacité ~92 %, valeur du kWh évitée 30+ c€.

  2. 2
    ECS

    Résistance d'appoint — efficacité 100 % mais valeur du kWh évitée gaz/PAC plus basse.

  3. 3
    Batterie

    Charge — efficacité aller-retour 88-92 %, déperdition modeste.

  4. 4
    PAC boost

    Surchauffe de 1-2 °C — efficacité COP × 100 %, marginal.

  5. 5
    Charges blanches

    Démarrage opportuniste — uniquement si l'appareil n'est pas urgent.

  6. 6
    Injection réseau

    En dernier — quand toutes les charges sont saturées.

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À retenir.

Points clés

  • Un EMS pilote rarement « tout » : il agit sur les grandeurs qui ont le plus fort levier économique — VE et batterie d'abord, PAC et ECS ensuite.
  • L'injection PV peut être bridée à l'onduleur (P setpoint Modbus) quand le tarif d'injection est nul ou négatif.
  • La charge VE module typiquement de 6 à 32 A en triphasé, ce qui couvre 90 % du surplus solaire résidentiel.
  • Pour les charges blanches non pilotables nativement, une prise connectée + automatisation HA reste la voie la plus simple.
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Trois ordres de grandeur.

Courant de charge VE
6 → 32 A

Plage utile d'une borne 1 ou 3 phases — l'EMS module finement en fonction du surplus PV. [src: training]

Réserve batterie
10-20 %

Plancher SoC typique paramétré pour couvrir le black-out backup, configurable côté EMS.

SG-Ready
4 modes

Norme allemande pour PAC : blocage / normal / boost / forcé — pilotage par contacts secs. [src: training]